39 Etats ont reconnu et condamné le Génocide des arméniens perpétré sur le territoire de l’Arménie Occidentale, de la Cilicie, dans l’Empire Ottoman, en Arménie Orientale, à Bakou, à Choucha … ., entre 1894 et 1923

Le Génocide des arméniens a été perpétré par trois gouvernements turcs successifs: celui du Sultan, des Jeunes Turcs puis kémaliste sur le territoire de l’Arménie Occidentale, en Cilicie, dans l’Empire  Ottoman, en Arménie Orientale, dans les villes de Bakou, de Choucha… de 1894 à 1923. Y ont pris une part active des hordes kurdes avec pour résultat plus 1,5 million d’arméniens massacrés et une majorité de survivants  déportée.

 Le Génocide des arméniens et la déportation de leurs survivants s’étend également de 1918 à 2016, sur le territoire de l’Azerbaïdjan, en Artsakh, au Nakhitchévan et autres territoires arméniens. Ces atrocités ont été commises  sous les gouvernements de la République démocratique d’Azerbaïdjan  (moussavatistes), de l’Azerbaïdjan soviétique (bolchéviks) et, enfin, de la République Azerbaïdjan.

De fait, le Génocide des arméniens continue à l’heure actuelle.

Le Génocide des arméniens – c’est un crime international contre l’humanité et l’individu. Il correspond totalement aux articles et décisions de la Convention de l’ONU  «De la prévention du crime de génocide et sa condamnation»,  9 décembre 1948,  et « De l’imprescriptibilité du délai d’ancienneté des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », 26 novembre 1968. Quelle que soit son ancienneté, il est condamnable.

L’opinion internationale a reconnu et condamné le Génocide des arméniens comme l’ont fait de nombreux Etats d’une manière formelle et officielle, des organisations internationales (organisations entre Etats) et religieuses et l’opinion publique, dans sa plus grande majorité, l’a également reconnu.

Que le gouvernement turc ait été l’auteur du Génocide des arméniens est fondé, reconnu et confirmé par les témoignages de témoins oculaires, c’est-à-dire de diplomates, militaires, journalistes et de documents d’archives, lois, résolutions et décisions émanant de plusieurs pays et organisations internationales.

Au 29 octobre 2019, le Génocide des arméniens a été reconnu et condamné par 39 Etats dont deux Super-puissances – les Etats-Unis d’Amérique et la Fédération de Russie – ainsi que par des pays majeurs d’Europe, d’Amérique Latine et Proche-Orient.

Le 24 mai 1915, les premiers Etats à reconnaître et condamner le Génocide des arméniens furent la Grande Bretagne, la France et la Russie. Elles ont rédigé une déclaration commune spéciale qualifiant ce crime horrible «…Devant ces nouveaux crimes  perpétrés par la Turquie contre l’humanité et la civilisation, les gouvernements  alliés de  Russie, France et Angleterre expriment publiquement  à la Sublime Porte qu’ils  imputent  l’entière responsabilité de ces crimes à tous les membres du gouvernement turc ainsi qu’aux représentants locaux du pouvoir qui auraient participé à ces massacres».

En 1919-1920,   un  Tribunal militaire spécial  de Constantinople a organisé le procès des responsables Jeunes Turcs – membres du gouvernement turc, gouverneurs de provinces – sous deux chefs d’accusation: avoir entraîné l’Empire Ottoman dans la guerre et organisé  les massacres et déportations d’arméniens – sujets de l’Empire – . Il  a condamné directement ou par contumace  les chefs  Jeunes Turcs à la peine de mort, sentence qu’ont mis à exécution, par la suite, des Justiciers arméniens dans le cadre de l’opération vengeresse «Némésis».

Enumérons par ordre chronologique les Etats ayant reconnu et condamné le Génocide des arméniens entre 1894 et 1923 perpétré sur le territoire de l’Arménie Occidentale, la Cilicie, l’Empire Ottoman, l’Arménie Orientale, Bakou, Choucha …

  1. Grande Bretagne. 24 mai 1915 (Déclaration commune des gouvernements de Grande Bretagne, France et Russie).
  1. 24 mai 1915 (Déclaration commune des gouvernements de Grande Bretagne, France et Russie); 29 mai 1998, l’Assemblée Nationale française a adopté le projet de loi reconnaissant le Génocide des arméniens perpétré au sein de l’Empire Ottoman en 1915; 7 novembre 2000, le Sénat français a voté la résolution concernant la reconnaissance du Génocide des arméniens; 29 janvier 2001 le président français Jacques Chirac a signé la loi reconnaissant le Génocide du peuple arménien; 22 décembre 2011, l’Assemblée Nationale a approuvé le projet de loi punissant la négation du Génocide des arméniens; 24 avril 2015, discours du président français François Hollande à Erévan; 14 octobre 2016, adoption de la Loi sur criminalisation de la négation du Génocide des arméniens; 10 avril 2019 le président français Emmanuel Macron signe un Décret instituant le 24 avril Journée nationale du souvenir du Génocide des arméniens.
  1. 24 mai 1915 (Déclaration commune des gouvernements de Grande Bretagne, France et Russie). 14 avril 1995, la Douma a adopté  une Déclaration condamnant  d’une part les organisateurs du Génocide des arméniens de 1915 à 1923 et d’autre part  reconnaissant le 24 avril Journée du souvenir des victimes du Génocide des arméniens. Déclarations de la Douma du 22 avril 2005 et du 24 avril 2015. Discours du président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine à Erévan, 24 avril 2015.
  1. Empire ottoman. (dont la République Turquie est le successeur), 1919-1920, condamnations prononcées par le Tribunal spécial militaire de Constantinople.
  1. Etats-Unis d’Amérique. 9 février 1916, décision du Sénat américain et 6 août 1919, Acte du Congrès américain instituant un Comité d’Aide pour le Proche Orient; 9 avril 1975, Décision commune de la Chambre des Représentants du Congrès américain; 28 mai 1951, Déclaration écrite du gouvernement des Etats-Unis à l’attention de la Cour internationale de Justice concernant la Convention pour la prévention du crime de génocide et sa condamnation; 22 avril 1981, Proclamation n°4838 du président des Etats-Unis Ronald Reagan; 8 avril 1975, Résolution n°148 de la Chambre des Représentants; 10 septembre 1984, Résolution n°247 de la Chambre des Représentants; 29 octobre 2019, Résolution n° 296 de la Chambre des Représentants du Congrès américain.
  1. Uruguay. 20 avril 1965, la Haute Assemblée du Sénat uruguayen et la Chambre des Représentants ont adopté la loi «Du Jour de la mémoire des victimes du Génocide des arméniens».
  1. Union soviétique. 1965. Au milieu des années 60, à la veille de la commémoration du 50e anniversaire du Génocide des arméniens, pour immortaliser la mémoire des victimes du Génocide des arméniens l’équipe dirigeante soviétique a pris la décision de faire ériger un mémorial «Tsitsernakaberd»; 16 mars 1965, le gouvernement de l’Arménie soviétique a pris la décision de construire ce mémorial. Il a été inauguré le 29 novembre 1967 à Erévan et s’avère être le symbole architectural le plus représentatif dédié à la mémoire du Génocide des arméniens.
  2. Chypre. 20 avril 1965, le Parlement  a adopté la loi «Journée à la mémoire des victimes du Génocide des arméniens»; 24 avril 1975, Résolution n°36 (1975) de la Chambre des Représentants de Chypre; 29 avril 1982,  le Parlement de la République reconnaît officiellement le Génocide des arméniens de 1915; en 1990, le Parlement chypriote considère le 24 avril Journée à la mémoire des victimes du Génocide; 2 avril 2015, adoption de la Loi sur la criminalisation de la négation du Génocide des arméniens.
  1. République Arménie. 22 novembre 1988, le Soviet Suprême de la République soviétique socialiste d’Arménie (partie de l’Union soviétique) a adopté la loi «De la condamnation du Génocide de 1915 exécuté enTurquie ottomane»; 23 août 1990, Déclaration d’indépendance de l’Arménie, Point 11; 29 janvier 2015, Déclaration panarménienne pour le 100e anniversaire du Génocide des arméniens – la négation du Génocide est punie par la loi, le 24 avril est décrété Journée à la mémoire des victimes du Génocide des arméniens –  et l’Eglise Apostolique arménienne a inscrit les victimes du Génocide des arméniens au nombre des Saints Martyrs.
  1. République Artsakh (République du Haut-Karabagh). En 1993, le Parlement de la République Artsakh a reconnu et condamné le Génocide des arméniens; le 24 avril est institué en temps que Journée du souvenir des victimes du Génocide des arméniens.
  1. Argentine. 5 mai 1993, le Sénat d’Argentine a adopté une Résolution par laquelle il exprime sa solidarité envers la communauté arménienne pour ses victimes du premier génocide du XXe siècle. En 2003 et 2005, des Résolutions ont été adoptées lors des commémorations du Génocide des arméniens. Mars 2004: Déclaration de solidarité avec la communauté arménienne. 2006: Loi instituant le 24 avril «Journée d’actions pour la tolérance  et le respect entre les peuples».
  1. Grèce. 25 avril 1996, le Parlement de Grèce a adopté la Résolution d’instituer le 24 avril Journée du souvenir des victimes du Génocide du peuple arménien réalisé dans la Turquie ottomane en 1915; 9 septembre 2014, adoption de la Loi sur la criminalisation de la négation du Génocide des arméniens.
  1. Liban. 3 avril 1997, l’Assemblée Nationale libanaise a adopté la Résolution par laquelle elle reconnaît et condamne le Génocide perpétré à l’encontre du peuple arménien.
  1. Belgique. 26 mars 1998, Le Sénat belge adopte la Résolution par laquelle il reconnaît le fait du Génocide des arméniens perpétré en 1915 dans la Turquie ottomane et s’adresse à la Turquie d’aujourd’hui pour qu’elle le reconnaisse. Le 19 juin 2015 , en Belgique la négation du fait du Génocide des arméniens relève de la responsabilité criminelle. Le Premier Ministre Charles Michel, au nom du gouvernement, a annoncé la reconnaissance du Génocide des arméniens.
  1. Le Vatican. 10 novembre 2000, le Pape Jean-Paul II a reconnu et condamné le Génocide des arméniens perpétré en 1915 dans la Turquie ottomane; 12 avril 2015, le Pape François a défini la tuerie massive des arméniens dans l’Empire ottoman de «premier Génocide du XXe siècle» suivi de l’Holocauste nazi et des crimes du stalinisme. Cela a été dit au moment de la messe arménienne célébrée pour le centenaire de l’extermination de masse des arméniens de l’Empire ottoman, dans la Cathédrale Saint Pierre de Rome ; 24 juin 2016, le Pape François a condamné le Génocide des arméniens lors de sa visite à Erévan.
  1. Italie. 16 novembre 2000, le Parlement italien a adopté la Résolution de reconnaître le Génocide des arméniens; 21 avril 2016, le Parlement sicilien a pris la même décision; 10 avril 2019, le Parlement italien a réaffirmé sa Résolution de reconnaissance.
  1. Suisse. Mars 2002, le Conseil National a adopté le Postulat par lequel il reconnaît le Génocide des arméniens. Mais en mai 2002 le Conseil Fédéral suisse l’a rejeté; 16 décembre 2003, le Conseil National suisse a adopté la Résolution de reconnaissance du Génocide des arméniens en 1915; en 1993, est adoptée la Loi criminalisant la négation du Génocide des arméniens.
  1. Canada. 13 juin 2002, le Sénat canadien a adopté la Résolution reconnaissant le Génocide des arméniens et instituant le 24 avril Journée du souvenir des victimes du Génocide des arméniens; 21 avril 2004, la Chambre des députés du Parlement canadien a reconnu le Génocide des arméniens de 1915 perpétré en Turquie ottomane.
  1. Slovaquie. 30 avril 2004, le Parlement slovaque a reconnu le Génocide des arméniens; en novembre 2011, est adoptée la Loi criminalisant la négation du Génocide des arméniens.
  1. Slovénie. 11 octobre 2004, la Slovénie reconnaît le Génocide des arméniens; 1er septembre 2009, est adoptée la Loi criminalisant la négation du Génocide des arméniens. (rajoutée au code pénal du pays).
  1. Pays-Bas. 21 décembre 2004, la Chambre des Représentants a reconnu le Génocide des arméniens.
  1. Pologne.19 avril 2005, le Parlement polonais reconnaît le Génocide des arméniens perpétré en Turquie durant la Première Guerre Mondiale.
  1. Vénézuela. 14 juillet 2005, le Parlement vénézuelien a adopté une Résolution concernant la reconnaissance du Génocide des arméniens.
  1. Lithuanie. 15 décembre 2005, la Diète lithuanienne a adopté une Résolution condamnant le Génocide des arméniens perpétré en 1915 dans l’Empire ottoman.
  1. Chili. 5 juin 2007, le Sénat chilien a adopté une Résolution condamnant le Génocide des arméniens et a invité le gouvernement à soutenir le peuple arménien.
  1. Suède. 11 mars 2010, les députés du Parlement suédois – Reeksdaga – ont qualifié les massacres de masse dont ont été victimes les arméniens en Turquie en 1915 de Génocide.
  1. République Arménie Occidentale. 29 mars 2011, Décision des arméniens d’Arménie Occidentale et de l’Arménie Occidentale d’observer une neutralité permanente, armée et positive; 19 octobre 2014, Déclaration de l’Assemblée Nationale (Parlement) de l’Arménie Occidentale «De la stratégie de la République Arménie Occidentale concernant les questions de reconnaissance et de condamnation du Génocide des arméniens et sa compensation»; 25 avril 2015, Adresse de l’Assemblée Nationale (Parlement) de l’Arménie Occidentale «aux Parlements des Etats-membres de l’ONU»; 26 avril 2015, Adresse du gouvernement d’Arménie Occidentale   «aux Parlements des Etats-membres de l’ONU»; 26 avril 2015, Adresse du gouvernement  de l’Arménie Occidentale «aux Gouvernements des Etats-membres de l’ONU».
  1. Bolivie. 27 novembre 2014. Le Parlement bolivien a reconnu et condamné le Génocide des arméniens. La présidente du Sénat Sonia Guardia Melgar a annoncé peuple et les autorités du pays non seulement expriment soutien et solidarité au peuple arménien dans sa lutte pour la justice et  condamne également toute négation du Génocide des arméniens. Elle souligne que la seule façon de prévenir la répétition de tels crimes est de passer par la reconnaissance et la condamnation du Génocide des arméniens.
  1. Syrie. 17 mars 2015, le Parlement syrien a reconnu et condamné le Génocide du peuple arménien.
  2. Autriche. 24 avril 2015, le Parlement autrichien a reconnu et condamné le Génocide des arméniens perpétré en 1915 dans l’Empire ottoman.
  1. Bulgarie. 24 avril 2015, le Parlement bulgare a adopté la Résolution de condamner les massacres de masse dont ont été victimes les arméniens dans l’Empire ottoman de 1915 à 1922. Le Document institue le 24 avril Journée de la mémoire des victimes mais le texte ne mentionne pas le mot «Génocide».
  1. Luxembourg. 6 mai 2015, le Parlement luxembourgeois a adopté une Résolution reconnaissant le Génocide des arméniens.
  1. Brésil. 21 mai 2015, le Sénat fédéral du Brésil a reconnu à l’unanimité le fait du Génocide des arméniens.
  1. Danemark. 19 mai 2015, le Parlement danois a adopté la Résolution selon laquelle «les déportations forcées, les massacres de masse et autres attaques» ont été commis à l’encontre des arméniens en 1915 mais le terme de «Génocide» n’y apparaît pas officiellement; 26 janvier 2017, le Parlement danois a adopté la Résolution reconnaissant le Génocide des arméniens.
  1. Paraguay. 29 octobre 2015, le Sénat du Paraguay reconnaît le Génocide des arméniens.
  1. Allemagne. 2 juin 2016, le Bundestag a adopté une Résolution reconnaissant les crimes commis contre les arméniens en 1915 comme étant un Génocide. L’année précédente, le 23 avril 2015 le président allemand Joachim Gaouk a reconnu les massacres de masse des arméniens dans l’Empire ottoman comme étant un Génocide et reconnait également la responsabilité partielle de l’Allemagne; en juin 2005, le Bundestag a adopté à l’unanimité le Résolution d’instituer «le 24 avril 1915 Journée de souvenir à l’occasion du 90e anniversaire du massacre du 24 avril 1915».
  1. Tchékie. 25 avril 2017, le Parlement tchèque a adopté une Résolution de reconnaissance et condamnation du Génocide des arméniens.
  1. Portugal. 26 avril 2019, le Parlement portugais a adopté une Résolution reconnaissant le Génocide des arméniens.
  1. Libye. Avril 2019, le Conseil des Ministres du gouvernement provisoire de la Libye orientale a reconnu le Génocide des arméniens.

Le Génocide des arméniens est reconnu et condamné par des organisations influentes, internationales, confessionnelles telles le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (PACE), l’Assemblée Parlementaire de l’OCBE, la Sous-commission de l’ONU des Droits de l’Homme, la Sous-commission de l’ONU pour la prévention des discriminations et défense des minorités, l’Organisation internationale de la Francophonie, le  Parlement andin de la communauté des nations des pays d’Amérique latine, l’Assemblée parlementaire des pays d’Amérique du Sud (MERCOSUR), le Conseil oecuménique des Eglises, l’Eglise Apostolique arménienne, l’Eglise orthodoxe russe, l’Eglise Catholique, l’Eglise Anglicane, le Tribunal Permanent des Peuples, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et de nombreuses autres.

Huit paysGrèce, Chypre, Slovaquie, Slovénie, Suisse, Arménie, Belgique et France – ont  adopté des Lois sur la criminalisaton de la négation du Génocide des arméniens, ce qui signifie que toute négation de ce crime monstrueux est punissable pénalement (citation: en janvier 2017, le Tribunal constitutionnel français a stoppé (annulé) la loi «De la criminalisation de la négation d’une série de crimes», incluant également le Génocide des arméniens dans l’Empire ottoman au motif que certaines dispositions de cette loi limitent  la liberté de parole des citoyens).

 Décembre 1965, la République Chypre a été le premier pays à soulever la Question du Génocide des arméniens lors de la 20e session de l’Assemblée Générale de l’ONU.

En octobre 2011, les représentants  officiels de 22 peuples autochtones de la planète – Europe, Asie, Afrique et Amérique – officiellement accrédités  auprès de l’Assemblée des peuples autochtones de l’Organisation des Nations Unies (UN Assembly of Indigenous Peoples) ont reconnu et condamné le Génocide des arméniens  et ratifié la Déclaration afférente. Parmi les 22 peuples autochtones du monde ont ratifié cette Déclaration:

  1. Basques (Espagne et France) – «Représentation basque» («Basque Représentation»);
  2. Corses (France, Corse) – Union internatinale corse» («Corsica Internaziunalst»);
  3. Tchakmas (Bangladesh, nationalité indienne importante) – Union du peuple tchakma» («Chakma-Jumma People»);
  4. Amazighs – ou Berbères (Maroc) «Citoyenneté du peuple amazigh» («Amazigh People Citizenship»);
  5. Khmers ou cambodgiens (Vietnam Sud) – Représentation du peuple khmer» («Khmer Krom People»);
  6. Tchams ou Tyams (Cambodge, Thaïlande, Vietnam) – «Fédération nationale des Tchams du Cambodge» («Cham National Federation of Cambodia»);
  7. Kanaks ou Mélanésiens (Nouvelle Calédonie, population française d’Outre Mer) – «Congès des communautés françaises d’Outre Mer» («Kanak Popular Customs Congress») et autres.

24 avril 1996, le Parlement du Kurdistan en exil.

 Le Génocide des arméniens est également reconnu au niveau d’organes de pouvoir régionaux (provinces, départements, Etats) et locaux en Australie, Argentine, Brésil, Grande Bretagne, Canada, Suisse, Espagne, Italie, Ukraine, USA:

  1. Australie: Nouvelles-Galles du Sud, Australie du Sud – en 2007, le Parlement de l’Etat Nouvelles-Galles du Sud a adopté l’Acte de condamnation du Génocide des arméniens et a proposé à l’Etat fédéral australien de faire la même chose; en mars 2009, le Parlement de l’Australie du Sud a adopté le même Acte;
  2. Brésil: les Etats de Sao Paulo, Sierra Parana;
  3. Grande Bretagne: Derby, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du Nord;
  4. Espagne: Payport, Alicante, Marbella, Malaga, Sabadel, Navarre, Pays Basque, Catalogne, Iles Baléares, – les Parlements des régions ont reconnu le Génocide des arméniens;
  5. Italie: le Parlement sicilien et plus de 90 communes italiennes;
  6. Canada: Colombie britannique, Ontario (y inclus la ville de Toronto), la province de Québec (y inclus la ville de Montréal) indépendamment de son Gouvernement Fédéral, puis, par la suite en 2004, le Gouvernement canadien, ont reconnu le Génocide des arméniens;
  7. Mexique: Etat de Michoacan de Ocampo;
  8. Ukraine: Région de Tcherkask, Région de Poltava, Région de Zaporoj, Région de Dniepropetrovsk, Oujgorod, Marioupol;
  9. Suisse: Cantons de Genève et de Vaud;
  10. USA: en mars 2019 on compte 49 Etats sur les 50 qui ont officiellement reconnu le Génocide des arméniens et ont décrété le 24 avril Journée du souvenir des victimes du Génocide du peuple arménien. Dernièrement, l’Etat d’Alabama a reconnu le Génocide des arméniens en mars 2019. Seul l’Etat du Mississipi ne l’a pas reconnu. Depuis la fin des années 1970, à l’occasion du 24 avril, le président américain s’adresse aux arméniens d’Amérique par voie télévisée.

Le Génocide des arméniens a été reconnu officiellement par de nombreuses organistions puissantes des USA. En particulier les organisations juives (Organisation sioniste des Etats-Unis, Union progressiste juive, Union des réformes judaïques, Ligue antidiffamatoire (ADL), les communautés ukrainienne, grecque, polonaise, hongroise, arabe, assyrienne, bulgare, roumaine, lithuanienne, lettonienne, philippine, slovaque.

Rappelons que le Génocide des arméniens, les pogroms hamidiens à l’encontre des arméniens, entre 1894 et 1896 ont été condamnés par d’éminentes personnalités de l’époque – Jean Jaurès, Victor Bérard, Anatole France, Johanès Lepsius, Linch, Raphaël Lemkin, Franz Werfel, Henri Morgenthau, André Mandelstam et beaucoup d’autres encore.

En 2010 le Génocide des arméniens a été reconnu par le Patriarche de  l’Eglise orthodoxe russe  de Moscou et de toute la Russie, Kiril.

En 2013, l’Eglise anglicane de Wales a reconnu le massacre des arméniens perpétré pendant et après la Première Guerre Mondiale comme étant le premier Génocide du XXe siècle et a été ainsi le premier membre de la communauté anglicane à le faire.

De nombreux médias internationaux  influents ont informé de manière précise et à plusieures reprises sur le Génocide des arméniens perpétré de 1894 à 1923: BBC, CNN, CBS, Associated Press, New York Times, Washington Post, The Times, USA Today, Daily News, Los Angeles Times, The Independant, The Guardian, The Daily Mail, The Sun, The Daily Telegraph, Daily Mirror, El Mundo, Libération, La Republica, Le Figaro, Le Monde, L’Humanité, Le Parisien, Daily Express, The Christian Science Monitor, Der Spiegel, Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Sabah, ITAR-TASS, RIA, Russia Today, Regnum, Izvestia et d’autres.

De nombreuses organisations internationales ont pris en compte les massacres d’arméniens dans l’Empire ottoman et les ont reconnus. En 1984, «le Tribunal permanent des peuples» a reconnu sous le terme de génocide les exactions commises dans l’Empire ottoman. En 1997 l’Association internationale des chercheurs spécialisés dans l’étude des génocides est arrivée à la même conclusion. En 2001 une commission mixte, turco-arménienne,  pour la réconciliation s’est adressée au «Centre international pour les questions de droit des périodes transitoires» pour avoir une conclusion indépendante déterminant ou non les évènements de 1915 comme génocide. Au début de 2003, l’Association internationale des chercheurs spécialisés dans l’étude des génocides a rendu sa conclusion que les évènements de 1915  correspondent  tout à fait à la définition de génocide et l’utilisation de ce terme est totalement justifiée.

L’examen, par le Tribunal International de La Haye, de la question de la reconnaissance du Génocide des arméniens sur le territoire de l’Arménie Occidentale, de la Cilicie, dans l’Empire ottoman et en Arménie Orientale pendant la période allant de  1894 à 1923 perpétré par trois gouvernements turcs successifs – du sultan, des Jeunes Turcs, kémaliste – ainsi que les perspectives de reconnaissance de cet horrible crime a abouti au fait que ce Tribunal en la personne du procureur  de la cour criminelle de La Haye – Luis Moreno-Ocampo et le dirigeant  de l’OBCE Yanes Lenartchitch, lors du 37e Forum international de la FIDH, ont reconnu ce génocide. Luis Moreno-Ocampo a fait remarquer que la question du génocide des arméniens relève totalement  duTribunal international de La Haye qui est en droit d’examiner la question de la reconnaissance du Génocide des arméniens juridiquement.

Notons que les visites officielles  effectuées  en République Arménie au complexe mémorial «Tsitsernakabert» dédié aux Saints Martyrs – 1,5 million de victimes du Génocide des arméniens perpétré  en territoire de l’Arménie Occidentale, en Cilicie, dans l’Empire ottoman, en Arménie Orientale, dans les villes de Bakou, Choucha de 1894 à 1923 par trois gouvernements turcs successifs, par des chefs d’Etat et gouvernements, par des représentants d’organisations internationales, délégations officielles et également par des représentants de nombreuses communautés sont une preuve   incontestable de la reconnaissance et de la condamnation de ce crime horrible commis contre l’individu et l’humanité – premier génocide du XXe siècle.

La République Arménie Occidentale (Arménie) salue le fait de la reconnaissance et de la condamnation du Génocide des arméniens de 1894 à 1923 par la communauté internationale et considère qu’à présent est venu le temps  d’accomplir un pas décisif – de la reconnaissance et de la condamnation du Génocide des arméniens  au complet dédommagement de ses conséquences, autrement dit à la compensation et à la résolution définitive, équitable et entière de la Question Arménienne.

 Bureau de Presse de l’Assemblée Nationale (Parlement) de l’Arménie Occidentale

22 décembre 2019

  

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Traduit en français par Béatrice Nazarian